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« Le GEFP interpelle le Premier Ministre Mamitiana Rajaonarison sur les freins structurels à la compétitivité du secteur privé »
Antananarivo le 11 Mai 2026,
Le GEFP a été reçu en audience par Son Excellence Mamitiana Rajaonarison, Premier Ministre de la Refondation, dans le cadre d’une visite de courtoisie. Cette rencontre a été l’occasion pour le GEFP de porter officiellement auprès du Chef du Gouvernement les préoccupations majeures qui pèsent sur la viabilité et la compétitivité des entreprises membres.
Le GEFP a fait part au Chef du Gouvernement les préoccupations majeures qui a exister depuis au moins deux ans au niveau du secteur franc. Les sujets évoqués ont notamment porté sur les points suivants :
- Les arriérés de remboursement de TVA s’élevant à plus de 85 milliards d’ariary depuis 2019.
- L’urgence de préserver et négocier pour un prolongement sur le long terme de l’AGOA
- La suppression des Entreprises de Production Intensive de Base (EPIB) dans le Code Général des Douanes lors de la LFI 2024.
- La lenteur des procédures administratives, l’instabilité du cadre législatif et fiscal, ainsi que les risques de dénaturation de la loi ZEF.
- La « fuite des cerveaux » — illustrée par les 90 000 postes à l’île Maurice dont 70 % occupés par des ressortissants malgaches.
- La taxe de 1 % sur le chiffre d’affaires imposée unilatéralement et sans dialogues aux acteurs du secteur TIC par l’ARTEC,
Le GEFP espère collaborer étroitement avec le gouvernement pour travailler sur les solutions viables a la fois pour l’Etat et les Entreprises a travers un dialogue sincère, orienté sur les résultats et engageant les deux parties.
Le Premier Ministre a reconnu le rôle central du secteur privé comme moteur de l’économie nationale, admettant qu’un secteur privé découragé fragilise l’ensemble de l’économie. Il s’est engagé à se rapprocher des ministères concernés pour lever les blocages identifiés, notamment en interpellant directement le Ministère de l’Économie et des Finances sur le retard de remboursement de la TVA.
Le GEFP prend acte de ces engagements et restera vigilant quant à leur concrétisation, rappelant que le temps du dialogue doit désormais céder la place au temps de l’action.
